INTRODUCTION À LA PHONÉTIQUE


Dans une situation générale de communication, l'un des aspects les plus marquants est sûrement les sons qu'une personne produit ou perçoit. L'étude des sons utilisés dans le langage humain s'appelle la phonétique. En conséquence, une méthode de classification a été proposé dans le but, bien sûr, de classifier mais également de décrire et d'expliquer la production de sons des langues naturelles. Les sections suivantes présentent cette méthode de classification que nous illustrerons à l'aide des sons du français.

De façon à situer le survol que nous ferons dans ce cours, il est impératif de définir de façon un peu plus précise le domaine de la phonétique. Selon le point de vue adopté, la phonétique se divise en trois branches (ces branches correspondent au principaux éléments constitutifs du schéma de la communication de Jakobson, soit l’émetteur, le message et le récepteur):

a) phonétique articulatoire: la plus ancienne des trois branches de la phonétique, elle étudie la manière dont les sons du langage humain sont produits. La description des articulations se fait à l’aide de trois variables : l’activité du larynx (voisement ou sonorisation), l’endroit où se situe le resserrement maximum de la bouche (point d’articulation), et la façon dont s’effectue l’écoulement de l’air à travers le chenal phonatoire (mode d’articulation).

b) phonétique acoustique: étudie la transmission des sons dans l'air selon ses caractéristiques physiques (fréquence, intensité, durée, etc.)

c) phonétique auditive: étudie les processus d'audition du langage, la façon dont l'humain perçoit et reconnaît les sons.
Il ne sera fait l’étude dans ce cours que de la phonétique articulatoire.



PRINCIPE DE PRODUCTION D'UN SON

Le processus de production de parole est un mécanisme très complexe qui repose sur une interaction entre le système neurologique et physiologique. Il y a une grande quantité d’organes et de muscles qui entrent dans la production de sons des langues naturelles. Le fonctionnement de l’appareil phonatoire humain repose sur l’interaction entre trois grandes classes d'organes: les poumons, le larynx, et les cavités supra-glottiques.

Les deux premières classes fournissent ce qui est essentiel pour la production de n’importe quel son, qu’il soit musical ou langagier : une source d’air et une source de bruit. La troisième classe renferme les organes qui permettent de modifier le son qui est émis par le travail conjoint des deux premières classes.

Les poumons

La fonction primordiale des poumons est évidemment de permettre au corps de s’oxygéner. Cependant, les poumons fournissent aussi une source d’air qui est utilisée pour produire des sons.

Lors de la phase d’inspiration, l’action conjointe du diaphragme, qui se contracte et s’abaisse, et des muscles intercostaux permet de créer un vide dans les poumons qui est rempli par la pénétration d’air. Lors de l’expiration, le diaphragme se relâche et laisse ainsi s’échapper l’air des poumons qui peut être utilisé pour produire des sons.

Le larynx

Lorsque l'air est expulsé des poumons, il passe à travers un tube formé de plusieurs cartilages appelé le larynx. Le larynx contient des muscles et des cartilages. Les cartilages les plus importants et les plus connus sont les cordes vocales. Les cordes vocales sont des cartilages qui peuvent s’ouvrir et se refermer très rapidement (jusqu’à 400 fois par seconde chez les enfants par exemple), produisant ainsi des variations de pressions dans l’air. Ces variations de pression sont perçues comme du son par l’oreille humaine.

Les cordes vocales sont gardées ouvertes ou fermées par les aryténoïdes (cartilages en forme de pyramide situés à l'arrière des cordes vocales). Elles s’ouvrent sous l'action des muscles crico-aryténoïdes (qui relient le cricoïde aux aryténoïdes) et grâce aux muscles thyro-aryténoïdes. (voir figures et donner des détails de plus si nécessaire). Une voix typique d'un homme résulte de mouvements d’ouverture de 100 à 120 fois par seconde (un cycle d’ouverture est appelé un Hertz : Hz) alors que celle d'une femme est produite par entre 175 et 250 vibrations des cordes vocales par seconde. Ce bruit, qui ressemble à celui d'un ballon qui se dégonfle, sera modifié par les divers organes de la parole qui font partie des cavités supra-glottiques.


DIFFÉRENTS MODES PHONATOIRES

Les cordes vocales sont utilisées de plusieurs façons de façon à satisfaire les besoins de la respiration et de la production de sons langagiers. Voici les divers modes d’utilisation avec une brève explication du fonctionnement des cordes vocales :

a) Écartées : Comme lors de la respiration, les cordes vocales sont totalement écartées l'une de l'autre et aucun son n'est produit par ces dernières. Si on place sa main sur sa gorge, aucune vibration ne devrait être ressentie.
Résultat : sourd (aucun son produit)

b) Mode vibratoire : Les cordes vocales s'écartent et se rapprochent très rapidement de façon à interrompre le flot d'air qui passent entre les deux. Les vibrations ainsi produites vont résulter en des sons dits voisés, ou sonores.
Résultat : production de son

c) Voix partielle: lorsque quelqu'un chuchote, la partie avant des cordes vocales se rapproche vers le centre de la glotte (espace entre les deux cordes vocales) alors que la partie postérieure, qui est attachée aux aryténoïdes, est maintenue éloignée de l'autre corde. L'air s'échappe donc de façon forcée et un bruit de friction est créé au niveau de la glotte.
Résultat : production de voix chuchotée

d) Voix murmurée: le murmure résulte de vibrations produites par les cordes vocales alors qu'elles sont un peu lâches, conservant ainsi un certain relâchement.



LES CAVITÉS SUPRA-GLOTTIQUES

Lorsque le son sort de la glotte, il passe à travers les organes vocaux supérieurs appelés cavités supra-glottiques où il est modifié. Ces cavités servent à faire résonner le son et à lui donner une « couleur » particulière qui permettra de différencier les voyelles entre elles par exemple, ou les consonnes. Cette couleur particulière donnée à chaque son provient essentiellement de la modification de la forme des résonateurs à l’aide des mouvements de la langue et des lèvres entre autres choses.

Il est possible de faire une analogie avec un instrument de musique comme une clarinette par exemple. Afin de produire des notes avec une clarinette, il faut d’abord faire vibrer une anche, constituée de deux pièces de roseau (ces pièces peuvent être fabriquées en plastique de nos jours) qui produiront des vibrations dans l’air. L’action de cette anche couplée à l’action des poumons utilisés comme source d’air est similaire à l’action des cordes vocales et des poumons dans l’appareil de production humain. Le son ainsi produit est ensuite dirigé dans une colonne dont la longueur est modifiée à l’aide de clefs.

Suivons le cheminement de l'air à travers les organes phonatoires. L'air émis par les poumons, après avoir traversé la glotte, traverse la cavité buccale.

a) cavité buccale: lorsque la luette est collée à la cavité pharyngale, le son est complètement dirigé vers la cavité buccale. C'est la cavité la plus importante dans le langage humain. L’utilisation de cette cavité donne lieu à des articulations orales. La forme de cette cavité peut ensuite être modifiée, comme nous le verrons plus bas.
ex.: [t, d] etc.

b) cavité nasale : lorsque la luette, reliée au palais mou, est décollée de la paroi pharyngale, le son peut passer également dans la cavité nasale, créant ainsi une articulation nasale.
ex.: [n, m] etc.

note: le critère de nasalité est souvent utilisé pour décrire certains accents, comme celui du sud-ouest des États-Unis par exemple.

c) cavité labiale : finalement, lorsque certaines articulations sont produites en utilisant les lèvres, on parle de sons labiaux.
ex.: [i, u]

d) cavité pharyngale : cette cavité ne joue aucun rôle en français. Dans certaines autres langues toutefois, il peut en être autrement, comme pour l’arabe ou elle est utilisée pour la production de certaines consonnes.


PRODUCTION DES CONSONNES FRANÇAISES

Les consonnes françaises, comme celle de la plupart des langues naturelles, sont produites en utilisant majoritairement les organes de la cavité buccale et les lèvres. Ces articulations sont décrites essentiellement par deux critères : le mode et le lieu d'articulation.




Les modes articulatoires et les lieux d'articulation sont définis d'après les organes articulatoires utilisés dans leur production. Ces organes sont identifiés dans la figure ci-haut et repris avec plus de précision dans la figure ci-dessous:





Ajoutons que trois régions principales sont identifiées sur la langue: l'apex, le dos (le prédos, le dos et le post dos) et la racine (voir figure ci-dessous):






Le lieu d’articulation : se défini comme l’endroit de rétrécissement maximal, ce qui veut dire l’endroit où les organes de la cavité buccale sont les plus proches (ou se touchent). Ces lieux peuvent être, en allant de l’avant vers l’arrière de la cavité buccale :

• les dents supérieures
• les alvéoles
• le palais dur (quelquefois subdivisé en pré-, médio- et post-palais)
• le vélum
• l’uvule À ces lieux d’articulation correspondent les adjectifs suivants permettant de décrire une articulation comme étant :
• dentale
• alvéolaire
• palatale
• vélaire
• uvulaire
Le [p] français que l’on retrouve au début du mot pierre par exemple est une articulation labiale car elle est produite avec la lèvre supérieure. Par opposition, le [k] du mot qui est décrit comme étant vélaire, étant produit avec le voile du palais.
À ces lieux d’articulation doit se rajouter un articulateur, qui correspond à l’un des sept organes de la partie inférieure de la cavité buccale.

Les articulateurs possibles:


• lèvres inférieures
• dents
• langue: apex
• langue: pré dos
• langue: dos
• langue: post dos
• langue: racine


Par exemple, nous décrirons le [p] comme étant bilabial, car il est produit avec les lèvres inférieure et supérieure respectivement comme articulateur et lieu d’articulation. Le [k] du mot qui décrit auparavant sera décrit comme étant dorso-vélaire, car il est produit avec le dos de la langue et le vélum.

Il existe cependant une autre différence importante dans la production des consonnes en français. Essayez de produire un –ddddddd- (comme dans le mot dos) plusieurs fois. Comparez-le maintenant avec un –zzzzzzzz- (comme dans le mot zut) que vous maintenez pendant quelques secondes. Vous devriez être capable de repérer la principale différence entre ces deux sons. Le –p- ressemble à une petite explosion alors que le –s- est un son continu et que l’on peut maintenir pendant plusieurs secondes. Cette différence dans la façon de traiter l’air qui est expulsé pendant la production s’appelle le mode articulatoire. Ce mode est l’un de trois types différents en français : occlusif, constrictif, nasal.

• occlusives: articulations qui comportent une fermeture totale et momentanée du canal vocal.
• constrictives: articulations qui comportent un barrage partiel lors de leur réalisation.
-fricatives (prononcées avec le dos de la langue abaissé)
-latérales (produites avec le dos de la langue relevé et les bords abaissés). Il n’y a qu’une seule consonne latérale en français : le [l].
-vibrantes (articulées avec la langue ou la luette et produisant de lentes vibrations). Il n’y a qu’une seule consonne vibrante en français : le [R].
• nasale :articulations produites avec l’aide de la cavité nasale.
En conséquence, la description de consonnes se fait à l’aide des quatre traits articulatoires présentés ci-dessus. Les exemples suivants illustrent l’utilisation de ces descripteurs :
[p] : occlusive, bilabiale, sourde, orale
[d] : occlusive, apico-dentale, sonore, orale
[f] : fricative, labio-dentale, sourde, orale
[m] : nasale, bilabiale, sonore
etc.


Tableau des consonnes et semi-consonnes du français


Descriptions articulatoires des consonnes du français

Consonnes





Semi-consonnes





PRINCIPES DE TRANSCRIPTION PHONÉTIQUE

Les symboles utilisés pour transcrire les consonnes du français sont relativement semblables à ceux que nous utilisons lorsque nous l’écrivons avec un alphabet orthographique régulier. Cependant, vous aurez certainement noté les symboles qui sont utilisés pour les articulations pré-palatales Ces symboles sont ceux qui sont proposés par un l’Association phonétique internationale .Cette association a été créée dans le but d’uniformiser les diverses transcriptions phonétiques proposées à travers le monde. Cette association a donc proposé un alphabet qui repose sur le principe qui veut que chaque symbole corresponde un seul son. Cela permet: a) de transcrire n’importe quelle langue avec le même jeu de symboles et, surtout, b) de pouvoir lire une transcription phonétique d’une langue que l’on ne parle pas avec une précision relative. Les symboles utilisés dans le tableau des consonnes et des voyelles tels qu'ils sont présentés ci-dessus utilisent ces symboles de l'API.


VOYELLES DU FRANÇAIS

La production des voyelles est relativement différente de celle des consonnes. Contrairement aux consonnes, la production de voyelles ne nécessite pas la production de bruit de friction ou d’une petite explosion. De façon générale, les voyelles sont produites avec un écoulement nettement plus libre de l’air à travers l’appareil phonatoire.
Les voyelles du français sont habituellement représentées par une figure géométrique qui contient l'information pertinente à leur classification: le trapèze vocalique.
Ce trapèze, représenté sur deux dimensions, contient deux axes dont chacun renferme un type de donnée:
L'axe vertical du trapèze vocalique indique l'aperture (degré d'ouverture de la bouche) qui se défini comme le degré d'ouverture de la bouche lors de sa réalisation. Par exemple, essayes de prononcer le son [i] de façon isolée comme dans le mot « riz » et le [a] du mot « rat ». Vous devriez noter que la bouche doit être beaucoup plus ouverte pour la production du [a]. C’est donc l’aperture qui permet de distinguer entre ces deux voyelles. Le français comprend 4 classes de voyelles divisées selon leur aperture:
a) fermées [ ] comme dans les mots: « riz », « nid», « vie»
b) mi-fermées [ ] comme dans les mots: « ré », « né », « rivé »
c) mi-ouvertes [ ]comme dans les mots: « raie », « nait », « vais »
d) ouvertes [ ] comme dans les mots: « rat », « n'a », « va »

L'axe horizontal du trapèze vocalique, quant à lui, indique la position (avant, centre, arrière) de la langue dans la bouche, ou encore le lieu d'articulation. Une voyelle est dite antérieure lorsque la partie antérieure de la langue se masse vers l'avant de la cavité buccale et postérieure lorsqu’elle se masse à l’arrière du chenal buccal. Comparez par exemple le son [e] de “nez” au [o] de « nos ». Si vous prononcez les deux voyelles de façon isolée en passant rapidement de l’une à l’autre, -iiioooiiioooiiioooiiiooo-, vous devriez sentir votre langue passer d’une position antérieure à une position postérieure.

Nous avons jusqu’à présent deux descripteurs des voyelles : l’aperture, et le degré d’antériorité. Peut-on différencier toutes les voyelles du français? Non. Prenons par exemple, les sons [i] de “riz” et [y] de « rue » par exemple. Prononçons les deux sons : -iiiyyyiiiyyyiiiyyyiiiyyy…-. Que remarquez-vous? Les deux voyelles sont fermées, et elles sont également antérieures. Elles se distinguent par un autre critère qui est très important dans la production des voyelles : la labialité. Les voyelles comme le [y] de « rue » sont produites avec une projection des lèvres vers l’avant, un peu comme lorsqu’on siffle. Nous leur attribuons le caractère arrondie (ou labialisées).

Finalement, nous ne pouvons toujours pas distinguer entre les voyelles comme le « a » de « pâte » du « a » de « pente ». La production de la deuxième requiert l’ouverture du canal nasal de façon à ajouter une résonance toute particulière à cette voyelle. Le passage vers la cavité nasale est ouvert lorsque le voile du palais (la luette) descend et s'écarte de la paroi pharyngale. L’opposition entre les voyelles nasales et orales est particulièrement utile en français comme dans quelques autres langues comme le portugais et le polonais. L'anglais, par contre, n'utilise pas tellement cette opposition (les détails seront probablement vus en phonologie). Pour en revenir à nos exemples, la première voyelles sera qualifiée d’orale, alors que la deuxième sera décrite comme étant nasale.

En résumé, les 4 traits articulatoires suivants sont utilisés lors de la description des voyelles:
a- l’aperture (fermée, mi-fermée, mi-ouverte, ouverte)
b- la zone d'articulation (antérieure/centrale/postérieure)
c- la formes des lèvres (arrondies/non arrondies)
d- la nasalité (orale/nasale)

Il existe finalement une voyelle centrale qui n'est pas arrondie et qui est totalement neutre. Il s'agit du « e » appelé chva. Cette voyelle apparaît dans les mots: "le", "serin"' etc.

Au total, le français standardisé possède 16 voyelles, tel que présenté dans le trapèze ci-dessous :
Trapèze vocalique du français

Les voyelles françaises sont souvent représentées sous forme de trapèze (même s'il y a 5 côtés). Cette forme géométrique doit représenter la position approximative des organes articulatoires (principalement la langue dans le cas des voyelles) lors de leur production.






Il est aussi possible de représenter les voyelles orales du français sous forme de tableau en utilisant les descripteurs qui servent à caractériser leur production.



Et voici le système des voyelles nasales du français:





Description articulatoire des voyelles du français ordre des descripteurs:
1- arrondissement
2- antérieure/postérieure
3- aperture
4- nasalité




LES SEMI-CONSONNES DU FRANÇAIS

Le français comporte également trois semi-consonnes ou semi-voyelles (ou glides):



Ces articulations se distinguent des voyelles équivalentes [i, u, y] par leur brièveté. De plus, ces voyelles se retrouvent devant une seconde voyelle (la semi-voyelle [j] peut apparaître après une voyelle comme dans "fille"), comme l'illustrent les exemples suivants:


: père/Pierre, fil/fille, qu’il/quille, fer/fière, scie/siège, pied, aïl, caille, etc.
description : constrictive, orale, dorso-palatale, non-arrondie


: nu/nuage, hutte/huit, fut/fuite, cul/cuite, truite, etc.
description : constrictive, orale, dorso-palatale, arrondie

: cou/couette, où/oui, pou/poire, fou/foire, etc.
description : constrictive, orale, dorso-vélaire, arrondie
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Séance finale
 


L’aventure des  essais de Montaigne par un avertissement aux lecteurs ou Montaigne définit de manière ouverte ces perceptives, il présente son projet d’écriture «  c’est moi que je peins », il sera non seulement l’auteur mais le sujet de son livre.
Son écriture se définit par la loyauté, la vérité et le détachement dans la mesure où il écrit son artifice n’est en moins son livre l’intimiste s’adresse a un certain publique «  ces parents et ces amis » il le souligne « je l’ai voué a la commodité particulière de mes parents et mes amis » est-ce-que cela veut dire qu’il veut attirer un grand publique ? Ou cela voudrai piquer la curiosité d’une grande masse ?
Les essais sont une œuvre de l’intimité, mais aussi de la condition humaine, dans cet extrait Montaigne est pris de vertige face a une connaissance de soi qui ne peut apparaitre qu’impossible et changeante, et par l’écriture il vat essayer de se ressaisir.

1 la fluctuation du moi, il emploi une tournure des phrases et des verbes qui exprime le mouvement antithétique au quel Montaigne est en proie « jeune repas » « cœur lent » « plaisir peine » « rut osé »  « chagrin allégresse ».

2 il met en place l’idée d’une passivité face a des mouvements qui ne dépend pas de lui « corps qui presse l’orteil, la moitié a chevale, la lecture d’un livre », peut ‘on ce connaitre réfléchir sur soi débouche paradoxalement sur un vertige sur une difficulté a ce saisir, il nous donne l’exemple de la lecture et dans l’écriture également, --- de nos opinions rend impossible toutes certitudes.


3 l’inconstante Montaigne remarque que sa propre instabilité apparait, Montaigne enchaine cet argument de l’instabilité en démon, l’instabilité psychique, intellectuel, mais en décrit ce vertige.


Montaigne arrive a le saisir a le comprendre à le décoder a partir de son être physique, psychique et morale.
Aussi dans cet extrait Montaigne parvient a exprimer cette fluctuation qui avec l’écriture des essais devient métrise et domination «  il manie souvent des Re-contre dire » il veut atteindre une vérité, et la pensé humaine soit toujours en évolution.  


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Montaigne
C’est Michel  Eyquem  1533-1592, fils de marchand anobli, il a reçu une éducation humaniste, il a fait des études de droit et de philosophie.
En 1558 il rencontre son ami la Boétie qui lui apprend les vertus du stoïcisme, la Boétie meure à 33ans, Montaigne va vouer sa vie a la réflexion de l’écriture et a l’étude.
 A partir de 1572 il commence la rédaction des essais et il prend la devise de Sénèque : qui suis-je ?
Montaigne fait des voyages en Allemagne, en Italie et il rapporte un journal de voyage, et a partir de la le journal lui d’exercer sa réflexion et sa curiosité.
En 1581 il devient maire de bordeaux sous le règne de Henri 3 et ces dernières années de sa vie, il les passe à  enrichir les essais, cependant cela ne l’empêche pas a participer a la vie politique et publique.
Sa réflexion centrée sur l’individu se nourrit et s’approfondi par le voyage, la connaissance du monde et des événements.
Les essais
Ce sont l’ouvre d’une vie, car le mot « essais » exprime une sorte d’expression de réflexion, mais le mot « essais » au masculin est une enquisse ou une ébauche.
Une œuvre en mouvement diverse, ouverte qui se refuse toute conclusion définitive et qui veut rompre avec les vérités toutes prêtes.
Les essais sont une recherche et non une leçon, c’est une prise de conscience de l’inconstance du monde, ils sont considères comme les premières tentatives de l’autobiographie de la littérature française.
Montaigne nourrit ces essais de sa vie et de son expérience d’homme.
A travers son œuvre Montaigne veut se connaitre et faire a travers lui le portrait mouvais et changent de la condition humaine.
C’est l’œuvre d’une sceptique qui essai de détruire les doctrines intangibles et les certitudes aveugles.
Il s’attaque au dogmatisme religieux  et philosophique, et en plaine guerre de religion il affiche sa tolérance et son aversion pour les luttes fratricides.
Montaigne et l’éducation  
Il préconise une éducation individuelle avec un précepteur ou le dialogue serait les grandes lignes d’une bonne éducation.
-          L’exercice du jugement critique : il faudrait douter de certains principes pour faire ma propre réflexion d’où la citation de Montaigne « une tête bien faite vaut mieux qu’une tête bien plaine ».
-          L’exercice du corps : avoir un corps endurcit, il faut supporter les aléas du climat, le corps est respecté autant que l’esprit, les facultés morale et physiques sont liés entre elles.
-           Un esprit ouvert : pour lui il faut apprendre a observer, a raisonner, a comprendre pour ensuite acquérir une science particulière car l’esprit bien formé peut choisir librement, l’esprit doit être toujours en contacte avec les choses de la vie et toutes les classes de la société.
-          Les voyages : il confronte a la nouveauté et a l’inconnue, Montaigne s’intéresse aux autre peuples a leurs coutumes cherchant a les comprendre et non pas a les juger.
La finalité morale de l’éducation pour Montaigne c’est devenir meilleur, plus sage, opte a connaitre et a choisir sa vérité, être libre d’esprit et de cœur, c’est d’être heureux et chercher a se comprendre soi-même.
Les citations :
«  nous vivons par hasard, qui se connait, connait aussi les autre car chaque homme porte la forme entière de l’humanisme condit ».
« Quand on me contrarie, on éveille mon intention et non pas ma colère ».
«  Notre vie n’est que mouvement ».
« nous pouvant réguler les événements, je me régule moi-même »


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Proposition subordonnée : conjonctives circonstancielle de temps
Définition :
La proposition subordonnée C.C.T Appelée ainsi  1er temporelle  est 1er proposition conjonctive introduite  par 1erconjonction de subordination ou 1er locution conjonctive exprimant le temps .elle indique si l’action exprimée par le verbe de la principale se déroule en même temps, avant ou après l’action que son verbe exprime. Elle occupe toujours la fonction du C.C.T.
1_les notions d’antériorité-de simultanéité et de postériorité
Les subordonnées C.T permet d’établir 1er relation  de simultanéité ou de postériorité entre l’action principale et l’action subordonnée, c’est-à-dire qu’elle exprime si l’action exprimée dans la principale se déroule :
A / Avant celle exprimée dans la subordonnée   [action antérieure]
-           Exemple : ‘’ je partirai  avant qu’il revienne ‘’
B / en même temps  que celle exprimée dans la subordonnée [action simultanée]
Exemple : ‘’je partirai au moment où  il viendra ‘’
C / après celle exprimée dans la subordonnée [action postérieure ou ultérieure]
              Exemple : ‘’je partirai après qu’il sera venu ‘’
2- les mots qui  introduisent une subordonnée  C.T .   :
A/la proposition subordonnée C.T qui marque l’antériorité est introduite par les conjonctions et les locutions suivantes : avant que, en attendant que , d’ici que , jusqu’à ce que,  jusqu’au moment où…..
Exemple : ‘’ je resterai à la maison jusqu'à  ce que tu reviennes ‘’
N.B : la locution conjonctive (avant que) est souvent accompagnée d’une (NE) explicative
Exemple : ‘’ je partirai avant qu’il ne revienne ‘’


- Exercice

- Pendant que nous (être) en vacances, notre voisin arrosera nos plantes.
- Nous avons visité la ville à pied pendant que le garagiste (réparer) la voiture.
- Lorsque la guerre (éclater) il venait de commencer ses études.
- La voiture est tombée en panne alors que nous (être) à 10 km de la maison.
- Au moment où je (aller) sortir, une de mes amies est arrivée.
- Son inquiétude grandissait à mesure que le temps (passer).
- Dépêcher nous devons inscrire avant qu’il ne (être) trop tard.
- Les syndicats ont décidé de poursuivre la grève jusqu'à ce que les négociations (reprendre)
-correction : seronsréparé-a éclaté- étions-  je suis allépasse - soit –reprennent.
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